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Nous sommes des sang-mêlés (2012)
Lucien Febvre, François Crouzet, Nous sommes des sang-mêlés. Manuel d’histoire de la civilisation française, Paris, Albin Michel, février 2012.
En 1950, le grand historien Lucien Febvre, aidé par un jeune assistant en Sorbonne, François Crouzet, se lance un défi : écrire, en réponse à une sollicitation de l’Unesco, un manuel « modèle » d’histoire de la civilisation française. Oublié jusqu’à aujourd’hui dans un grenier poussiéreux, ce livre veut prouver qu’il n’y a pas d’identité française providentiellement surgie de la nuit des temps, mais que la France s’est progressivement créée grâce à un constant métissage ethnique et culturel qui est le cœur battant de sa civilisation. Véritable défense et illustration du caractère « international » et « interdépendant » de toute nation, Nous sommes des sang-mêlés dénonce les tentations de refus de l’autre qui ont conduit aux atrocités des conflits mondiaux du XXe siècle. Selon Febvre et Crouzet, l’historien a pour mission, scientifique et éthique, d’éliminer les ferments de haine xénophobe entretenus par l’enseignement d’une histoire trop nationaliste, et d’ouvrir les esprits à l’idée d’une « fraternité » universelle qui serait l’essence même du passé et donc du présent. Livre singulier d'histoire engagée, promotion d'un projet de paix qui serait l’avenir de l’humanité, Nous sommes des sang-mêlés conserve toute sa pertinence aujourd'hui. AVANT-PROPOS par Denis Crouzet et Élisabeth Crouzet-Pavan . . . 7 AVERTISSEMENT AU LECTEUR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 INTRODUCTION : «À UN PETIT FRANÇAIS » . . . . . . . . . . . 19 PREMIÈRE PARTIE : EMPRUNTS ET CIVILISATION I. Dans le domaine de la nature et de la vie quotidienne 1. Le chapitre des plantes et des jardins . . . . . . . . . . . . . . . . . .28 2. Au restaurant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 3. Caractères, tempéraments et nourritures . . . . . . . . . . . . . . . 35 4. Le chapitre des vêtements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .37 5. L’outillage quotidien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 II. Dans le domaine de la race et du sang 1. Nous sommes des sang-mêlés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .42 2. Il est bien d’être des sang-mêlés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .43 3. Terres d’alluvions, bonnes terres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46 4. L’étrange notion de pureté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .47 5. La langue française est-elle « pure » ? . . . . . . . . . . . . . . . . .50 6. Les noms de lieux, reflet des changements historiques . . . 52 III. Dans le domaine de l’esprit 1. L’art, cette coopérative de peuples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .55 2. Les littératures, ces champs d’influences . . . . . . . . . . . . . . .57_ 3. La solidarité des savants dans la recherche . . . . . . . . . . . . 58 4. Nos idées viennent de partout . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .60 DEUXIÈME PARTIE : À TOUTES LES PÉRIODES DE SON HISTOIRE, LA FRANCE SOLIDAIRE DE L’EUROPE I. À la recherche de nos ancêtres ? 1. La France, un carrefour . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69 2. Si haut qu’on peut remonter. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71 3. Vers la sédentarité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .72 4. Les Gaulois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73 5. Marseille et les Grecs en France . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74 II. Les Romains en Gaule 1. La conquête romaine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77 2. La Gaule devient méditerranéenne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78 3. Les Romains bâtisseurs de nos villes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79 4. Les Gaulois deviennent des Romains . . . . . . . . . . . . . . . . . 80 III. Le christianisme et la France 1. Le christianisme est né en Palestine . . . . . . . . . . . . . . . . . . .83 2. Le christianisme nourri de la pensée grecque . . . . . . . . . . . 84 3. Le christianisme prend pied en Gaule . . . . . . . . . . . . . . . . .85 4. Le christianisme conquiert la Gaule . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86 5. Moines et monastères viennent aussi d’Orient . . . . . . . . . .88 IV. Les Germains en Gaule 1. Les invasions et la fin de l’Empire romain . . . . . . . . . . . . .91 2. Conséquences des invasions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92 3. La Gaule se germanise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .93 4. L’unité franque : la France naît . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .95 V. À quoi mène l’isolement ? A. Isolement et féodalité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .97 1. Pénurie monétaire et régime seigneurial . . . . . . . . . . . . 98 2. L’aspect politique : féodalité et pouvoir central . . . . . . .99 3. La vassalité, tradition germanique . . . . . . . . . . . . . . . 100_ B. Isolement et inculture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101 1. L’orfèvrerie barbare et son influence . . . . . . . . . . . . . . .102 2. Les emprunts à l’Orient : tissus et miniatures . . . . . . 103 3. Le décor sculptural . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .106 4. L’architecture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107 5. Dans le domaine intellectuel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .109 VI. Quand cesse l’isolement, renaissances 1. La renaissance du commerce . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111 2. Les foires de Champagne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .112 3. Conséquence : les villes se développent, la bourgeoisie s’affirme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114 4. Les croisades et les nouveaux apports orientaux . . . . . . .115 VII.L’État français forgé par la France et par l’étranger 1. La France n’a pas été donnée, toute faite, aux Français . . . 117 2. Le Royaume des Francs et ses partages . . . . . . . . . . . . . . . 119 3. Le problème de la Lotharingie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120 4. La marche vers le Sud-Est : le royaume d’Arles . . . . . . . . 122 5. La marche vers le Nord-Est : l’héritage bourguignon . . . 123 6. Vers les frontières définitives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125 VIII. Le sentiment national français et les réactions contre l’étranger 1. L’anarchie féodale et l’oeuvre des Capétiens . . . . . . . . . . . 130 2. Une France albigeoise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131 3. Une France anglaise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133 IX. Civilisation française, civilisation italienne 1. Comment les Français connurent l’Italie . . . . . . . . . . . . . 141 2. Les artistes italiens en France et leur influence . . . . . . . .142 3. L’art de la Renaissance française . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 144 4. L’humanisme vient d’Italie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .146 5. La littérature italianisante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .148 X. La Réforme en France 1. L’humanisme et l’érasmisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .151 2. Martin Luther et son influence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 154 3. Influences suisses et rhénanes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 155 4. Calvin, Strasbourg et Genève . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .156 XI. La révolution économique du XVIe siècle et la France 1. Portugais et Espagnols découvrent des Mondes Nouveaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 159 2. La France et les nouveaux mondes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 161 3. La révolution des prix . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .162 4. Les transformations sociales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .163 5. Les techniques étrangères en France . . . . . . . . . . . . . . . . . 164 XII. Les dettes culturelles du Grand Siècle 1. L’architecture française du XVIIe siècle et ses attaches italiennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 170 2. Peintres et Sculpteurs à l’école des Italiens, des Flamands et de l’exotisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 171 3. La littérature française au XVIIe siècle s’inspire de l’Espagne et de l’Italie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 174 4. Les institutions monarchiques et les influences étrangères . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 176 5. Richelieu et Colbert, imitateurs des Hollandais . . . . . . . .177 XIII. Londres, Philadelphie et la prise de la Bastille 1. L’Angleterre, le premier des pays révolutionnaires . . . . . .180 2. La première Déclaration des droits est anglaise . . . . . . . .180 3. Vers la tolérance religieuse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .182 4. Comment les Français connurent l’Angleterre . . . . . . . . .183 5. La Révolution américaine et son influence en France . . 186 XIV. La révolution industrielle vient d’Angleterre 1. L’Angleterre, pays des inventions techniques . . . . . . . . . . 191 2. La France suit le mouvement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .196 3. La Seconde Révolution industrielle et les nouveaux apports étrangers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 199 XIV. La France au XIXe siècle 1. L’établissement du régime parlementaire et le modèle anglais . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 201 2. L’éclosion du Romantisme facilitée par les exemples étrangers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 204 3. L’influence allemande sur la pensée française . . . . . . . . .207 XVI. Pour comparaison conforme : des deux côtés de la Manche 1. L’Angleterre n’est pas une île . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 211 2. La conversion au christianisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .213 3. La conquête normande . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 213 4. L’Angleterre « française » . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .214 5. L’éveil économique de l’Angleterre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 217 6. L’influence italienne et la Renaissance anglaise . . . . . . .220 7. Luther, Calvin et la Réforme anglaise . . . . . . . . . . . . . . . 221 8. Les influences étrangères et l’art anglais . . . . . . . . . . . . . 222 9. La Mer et l’Empire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .223 TROISIÈME PARTIE : CE QUE LA FRANCE A DONNÉ I. Pour introduction 1. Le double jeu des emprunts . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .229 2. Un exemple : ce que Rome doit à la Gaule . . . . . . . . . . . . 231 3. Le génie missionnaire de la France . . . . . . . . . . . . . . . . . . 234 II. Opus francigenum. L’exemple du gothique 1. L’art gothique français et son expansion . . . . . . . . . . . . . 238 2. L’art gothique à la conquête de l’Europe . . . . . . . . . . . . . .240 3. L’Université de Paris, capitale intellectuelle de la chrétienté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 243 4. Le rayonnement de la littérature française . . . . . . . . . . . .244 III. L’Europe de Versailles 1. Le prestige de la France et du Roi : ses causes . . . . . . . . . 248 2. « Sur l’universalité de la langue française » . . . . . . . . . .250 3. L’ère classique de la littérature et de la pensée européenne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 253 4. L’expansion de l’art français . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 254 IV. Ici commence le pays de la liberté 1. Les débuts de la Révolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 259 2. La Déclaration des droits de l’homme et les principes de 1789 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .261 3. L’Europe et la Révolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 265 4. Napoléon, soldat de la Révolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . .270 5. Diffusion et triomphe des idées révolutionnaires au XIXe siècle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .274 V. Les Frances lointaines 1. Les croisades et l’Orient latin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .279 2. Le destin de la Nouvelle France . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .282 3. L’oeuvre civilisatrice de la France . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .285 POUR CONCLURE : « QU’EST-CE QU’UN FRANÇAIS ? » POSTFACE de Deni
 

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