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Le renouveau de l'histoire parlementaire
Jean Guarrigues


Entre les années cinquante et les années quatre-vingts, l’histoire des assemblées et de la vie parlementaire a été un champ relativement délaissé par les chercheurs. Ce trou noir historiographique s’explique, nous semble-t-il, par trois causes principales. La première tient au déficit d’expertise de l’historien confronté aux caractères spécifiques de la vie parlementaire, qui nécessite une réflexion sur le droit et sur la pratique constitutionnelle, administrative et réglementaire, plus accessible aux juristes ou aux historiens du droit. Le deuxième facteur d’explication réside dans l’influence plus ou moins directe de l’Ecole des Annales sur plusieurs générations d’historiens, qui ont eu tendance à dévaloriser une histoire apparaissant comme élitiste, conventionnelle, déconnectée des facteurs économiques et sociaux. Cela explique les réticences encore palpables de certains chercheurs, qui pensent trouver dans la micro-histoire, dans l’histoire des sensibilités ou des mentalités collectives, dans l’histoire des représentations ou encore dans la socio-histoire des grilles de lecture plus stimulantes pour la compréhension de notre évolution politique contemporaine. Nous pensons que c’est une fausse querelle, et que la nouvelle histoire parlementaire se nourrit précisément de tous ces champs d’histoire en pleine expansion. Mais il faut se confronter à un troisième champ d’explication, peut-être le plus fondamental, qui nous renvoie à la méconnaissance, voire au discrédit de la vie parlementaire dans l’opinion publique. Depuis la fin du XIXe siècle, l’anti-parlementarisme, nourri à la fois par l’ignorance et par l’extrémisme, n’a cessé de gangrener le débat politique français. Le divorce croissant entre les élites et les citoyens s’est bien souvent polarisé sur des assemblées jugées élitistes, incompétentes et inefficaces. Et l’évolution des pratiques parlementaires de la Ve République, piégées par la présidentialisation et par l’hyper-médiatisation, n’a certainement pas arrangé la perception commune de ce champ historique dévalué.

Les éléments du renouveau.

C’est pourquoi la flamme de l’histoire parlementaire a été entretenue pendant ces trente années « obscures » par d’autres acteurs de la recherche que les historiens proprement dits. A commencer par les acteurs de cette vie parlementaire, tel le député des Bouches-du-Rhône Henri Bergasse[1], ou Philippe Séguin, président de l’Assemblée Nationale de 1993 à 1997, et qui a consacré une monographie consacrée à ses prédécesseurs.[2] Les fonctionnaires des assemblées n’ont pas été en reste dans cette sauvegarde de leur patrimoine historique.[3] Du côté des sciences  humaines, les travaux des sociologues comme Mattei Dogan[4], des juristes comme Jean-Pierre Marichy[5] ou des politologues comme Roland Cayrol[6] ont assuré une sorte de « transition » vers le renouveau épistémologique des deux dernières décennies.

Une relève générationnelle a eu lieu dans le champ des approches juridiques de la vie parlementaire[7], dans celui de la science politique[8] ou dans celui de la sociologie[9], tandis que les travaux de Pierre Rosanvallon[10]  ou de Bernard Manin[11], dans le registre de la philosophie politique, traitaient les concepts de représentation politique et de délibération.  Puis sont venus se greffer de nouveaux champs d’approche, telles que les études littéraires[12] ou l’ethnologie[13], de sorte que l’histoire des assemblées ne pouvaient plus ressembler à la caricature qui pouvait la dénigrer quelques décennies plus tôt.

Le point de départ du renouveau historiographique proprement dit est venu de la vaste enquête collective lancée en 1984 par Jean-Marie Mayeur, Jean-Pierre Chaline et Alain Corbin sur les parlementaires de la Troisième République, qui a permis d’aboutir à la constitution d’un fichier rassemblant plus deux tiers des parlementaires concernés, et à la publication d’un ouvrage sur les sénateurs[14] et à de nombreuses synthèses régionales[15], dont un colloque organisé en 2001 a fait le bilan national. Cette enquête a permis non seulement de relancer l’histoire parlementaire, mais aussi de lui offrir des pistes multiples de renouvellement, explorées par quelques thèses pionnières, aux marges de l’histoire électorale ou de l’histoire sociale du politique[16].

C’est pour stimuler cet effort de renouvellement méthodologique et scientifique que le Comité d’histoire parlementaire et politique a été créé en 2002, avec le soutien des deux assemblées, et avec la mission essentielle d’animer de façon systématique les recherches consacrées au parlementarisme. De nombreux colloques et journées d’études ont pris pour objet l’histoire parlementaire, de même qu’un séminaire mensuel et une revue trimestrielle, intitulée Parlement(s). Revue d’histoire politique. Ont été traités des moments parlementaires peu connus (« Mai 68 en débats » ; «La Guerre des mots. 14-18 dans les parlements européens » ; « Second Empire » ; « A l’heure du Coup d’Etat), des familles parlementaires (« Gaullistes au Parlement sous la Ve République » ; « Socialistes au Parlement »), des enjeux parlementaires (« L’Europe, l’Europe ! » ; « Laïcité »), ou encore des approches territoriales (« Les urnes de l’Oncle Sam » ; « Politique en Aquitaine. Des Girondins à nos jours ») Une collection a inventorié et commenté les grands discours parlementaires depuis la Révolution française jusqu’à la Cinquième République, et permis de publier la première histoire collective de la vie parlementaire en France depuis la Révolution française.[17]               

Les axes du renouvellement.

Quels sont les axes majeurs de ce renouveau historiographique auquel le Comité d’histoire parlementaire et politique a contribué pendant une décennie ? Ce sont d’abord des champs considérés comme traditionnels, mais profondément rajeunis par l’interpénétration des sciences sociales. On pense à des approches biographiques[18], prosopographiques[19], générationnelles[20], chronologiques (portant par exemple sur la Troisième République[21], sur la Cinquième[22] ou sur les assemblées étrangères[23]) ou diachroniques.[24]  D’autres champs ont été et sont de plus en plus explorés, notamment grâce à l’émergence des approches fonctionnalistes[25] ou grâce à l’apport des autres sciences sociales, telles que l’anthropologie, la lexicographie[26], les sciences du langage ou de la communication[27].

Si l’on prend l’exemple particulièrement probant de la thèse consacrée par Christophe Bellon à Aristide Briand dans la première phase de sa vie parlementaire, on constate que la perspective classiquement biographique cède le pas à une ambition tout à fait novatrice qui emprunte à la fois à l’histoire des cultures politiques et à celle des institutions au sens le plus noble du terme, nourrie par les apports de la science politique, de la lexicologie et du droit parlementaire. D’où une problématique qui vise à confronter le rôle de la délibération, essentiel dans le processus institutionnel de la Troisième République, au fait majoritaire issu de la pratique politique du début XXe siècle, et indissociable de l’émergence des partis.  Il nous montre comment Aristide Briand construit une gouvernance à partir de la dynamique de la délibération, proposant une forme d’adaptation à la fois subtile et efficace du régime d’assemblée. Elle s’articule autour de la notion de « contrat majoritaire », mise à l’épreuve par les difficultés d’application de la loi sur la Séparation, tant sur le terrain des légitimités normatives que sur celui des péripéties politiques. L’approche fonctionnaliste de la vie parlementaire est à la fois valorisée et dépassée par d’autres enjeux qui apparaissent avec force, tels que le débat idéologique et philosophique sur la laïcité, le tropisme ou la conjonction des centres, la possibilité d’une gauche réformiste confrontée au socialisme unifié. Ce sont des  éléments récurrents de la vie politique française pour lesquels cette thèse savante, sur la base d’une approche biographique apparemment traditionnelle, apporte un éclairage tout à fait neuf.

Selon une toute autre approche, au croisement de l’histoire sociale, de l’histoire culturelle et de l’histoire politique, la thèse consacrée par Bibia Pavard aux enjeux de la contraception et de l’avortement dans la société française des années soixante et soixante-dix se présente, de façon presque étonnante, comme une magistrale leçon sur la mécanique parlementaire sous la Cinquième République. Elle s’intéresse à la phase prospective, c'est-à-dire aux stratégies de publicisation, de personnification, de conviction, d’intermédiation ou de rassemblement qui sont décisives pour la préparation du processus législatif proprement dit. Elle détaille la mécanique parlementaire, la fabrication de la loi, l’expertise des fonctionnaires d’assemblée, des cabinets ministériels ou des auditions en commissions spécialisées, le rôle déterminant du rapporteur, la sur-politisation des débats parlementaires qui génère le télescopage entre des logiques opportunistes, partisanes, idéologiques, voire genrées, les modalités de publicisation et d’incarnation de ces débats, l’émergence de figures d’experts parlementaires favorables ou hostiles à la libération féminine, les débuts du procédé du « mur d’amendements », appelé à un grand succès par la suite, enfin la mise en évidence des rapports de force entre les pouvoirs de l’Assemblée, du Sénat et du Conseil constitutionnel. A côté du fil conducteur de la thèse, qui montre l’appropriation d’une dynamique de réforme sociétale par les idées et les groupes porteurs des valeurs féministes, cette thèse constitue une contribution majeure à l’historiographie du processus légiférant.

Parmi les champs novateurs, celui de la délibération parlementaire a été l’un des mieux défrichés depuis une décennie. La place et les fonctions politiques de l’éloquence[28], le discours comme matériau historique et littéraire, [29] le débat comme moment politique et procédural[30] ont fait l’objet de travaux conséquents, même si beaucoup reste à faire. De même pour l’approche ethno-historique, qui laisse entrevoir des pistes prometteuses[31], ou pour l’histoire de la représentation et de la médiatisation de la vie parlementaire, qui n’en est qu’à ses balbutiements[32]. Un champ de recherches s’ouvre, au confluent de l’histoire politique et de l’histoire culturelle, pour découvrir les corpus littéraires, journalistiques, iconographiques ou audio-visuels associés à la vie parlementaire.

On peut d’ailleurs y associer une thématique complémentaire, qui est celle de l’antiparlementarisme, sans doute aussi vieux que le parlementarisme, même si le Trésor de la Langue française en attribue la paternité à Maurice Barrès (1912).  On a beaucoup écrit sur ce thème, et de nombreux travaux ont eu pour sujet des moments ou des familles antiparlementaires. Il manque néanmoins une historicité, une généalogie qui permette de saisir l’écart possible de la perception même du mot depuis deux siècles[33], en soulignant ses fondements idéologiques, ses filiations, ses variations, ses degrés, ses milieux privilégiés  (élitiste ou populiste), ses temps forts et ses temps faibles,  ses thèmes récurrents (le coût de la représentation parlementaire, la médiocrité et l’absentéisme des élus, la corruption et le parasitisme, la confiscation du pouvoir par les élites, la critique de la gérontocratie, de la reproduction et de la transmission du pouvoir, et, plus près de nous, les critiques sur la non-représentativité des élus en terme de genre ou de « diversité. »), ou encore ses formes d’expression, ce qui nous ramène à l’omniprésence de l’image dans le champ d’exploration. En outre, se profile l’idée d’une approche comparatiste, qui étendra les pistes de recherche au domaine européen, voire au domaine mondial. C’est l’un des enjeux majeurs de l’historiographie parlementaire en devenir.

Comme d’autres champs ou sous-champs historiographiques, l’histoire parlementaire est en effet en train de s’intégrer au « transnational turn. »  Depuis quelques années, des travaux d’historiens se tournent vers la pratique parlementaire dans les pays de faible tradition démocratique[34]. Les travaux qui prennent en compte la dimension comparatiste de cette histoire trans-nationale sont encore peu nombreux et émanent pour la plupart de juristes ou de politistes[35]. Mais un projet européen a pris forme au sein du réseau EuParl.Net, qui tend dans un premier temps à réaliser une histoire conceptuelle du parlementarisme européen. Le point de départ consiste dans la construction d’une sorte d’idéal-type à quatre dimensions : la représentation, la délibération, la souveraineté et la responsabilité. Chacune de ces dimensions constitutives sera interrogée dans sa dimension à fois chronologique et comparative, afin de réfléchir à la généalogie d’un socle commun du parlementarisme européen. A cette réflexion conceptuelle s’agrègent des éléments de recherches transnationales sur des aspects particuliers de la vie parlementaire, qu’ils relèvent par exemple de la culture quotidienne des députés[36] ou de la gouvernance des assemblées[37]. Dans cette perspective, l’étude de la vie parlementaire sous les régimes autoritaires de l’Europe contemporaine ou dans les périodes de transitions démocratiques apparaît comme un champ à défricher de façon prioritaire afin de combler les « trous noirs » de cette histoire européenne en devenir. Un autre objectif sera la rédaction en commun d’un dictionnaire du Parlement européen, considéré comme un point d’aboutissement d’une culture commune du parlementarisme, avec toutes les contradictions inhérentes à ce concept.

Que ce soit dans une perspective fonctionnaliste, culturaliste ou comparatiste, l’histoire de la vie parlementaire a donc incontestablement de beaux jours devant elle, et il est souhaitable qu’elles trouvent des lieux d’accueil universitaires pour donner libre cours à la curiosité et à la créativité des chercheurs.  



[1] BERGASSE (Henri), Histoire de l’Assemblée des élections de 1789 aux élections de 1967 (Payot, 1967)

[2] SEGUIN (Philippe), 240 dans un fauteuil. La saga des présidents de l’Assemblée, Seuil, 1995.

[3] AMELLER (Michel), L’Assemblée nationale, PUF, collection « Que sais-je ? », no 2897 ; MOPIN (Michel), "Diriger le Parlement", Pouvoirs, revue française d’études constitutionnelles et politiques, n°83, 1997, p.41-58 ; Les Grands débats parlementaires de 1875 à nos jours, La Documentation française, 1988 ; L’Assemblée nationale et le Palais-Bourbon d’hier à aujourd’hui, Assemblée nationale, 1998 ; DELCAMP Alain, « Le rôle législatif du Sénat », Revue de droit public, n°88, 1972, pp 175-228 ; Le Bicamérisme, Economica, 1997 ; FULIGNI (Bruno), Les Quinze Mille. Députés d’hier et d’aujourd’hui, Horay, 2006.

[4] DOGAN Mattei, « La stabilité du personnel parlementaire sous la Troisième République », Revue française de science politique, avril-juin 1953; Political ascent in a class society: French deputies 1870-1958, Free Press, 1961: “Les filières de la carrière politique en France”, Revue française de science politique, octobre-décembre 1967.

[5] MARICHY Jean-Pierre, La deuxième chambre dans la vie politique française depuis 1875, Librairie française de jurisprudence, 1969.

 

[6] CAYROL Roland, PARODI Jean-Luc, YSMAL Colette, Le Député français, Armand Colin, 1973.

 

[7] LAFFAILLE Franck, Le Président du Sénat depuis 1875, Thèse Université René Descartes, 1997 ; CHEVALIER François, Le sénateur français (1875-1995). Essai sur le recrutement et la représentativité de la seconde chambre, LGDJ, 1998 ; HEURTIN Jean-Philippe, L'espace public parlementaire. Essai sur les raisons du législateur, Paris, PUF,  1999 ; LAQUIEZE Alain, Les Origines du régime parlementaire en France 1814-1848, PUF, 2002 ; COUTANT Arnaud, Droit parlementaire et fait majoritaire à l’Assemblée nationale sous la Ve République, Thèse Paris I, sd M. Guillemin, 2004, DURZELLE-MARC Yann, Pétitionnement et droit de pétition durant l’Assemblée nationale constituante (1789-1791). Contribution à l’histoire du régime représentatif, Thèse Paris I, sd M. Morabito, 2004.

[8] FRANCOIS Bastien, Naissance d'une Constitution, La Cinquième République, 1958-1962, Paris, Presses de Sciences Po, 1996 ; JOANA Jean, Le Parlement contre le monde. Les lieux de formation et d’agrégation du personnel politique au XIXe siècle (1815-1877), Thèse Montpellier I, 1997 ; OFFERLE Michel (dir), La Profession politique XIX-XXe siècle, Belin, 1999 ; MINEUR Didier, Archéologie de la crise de la représentation politique, Thèse IEP Paris, sd JM Donegani, 2004 ; NAVARRO Julien, «Les rôles au Parlement européen. Une typologie des pratiques de représentation », Revue française de science politique, 59/3, 2009, p. 479-506.

 

[9] COMMAILLE Jacques (1995), L'Esprit sociologique des lois, Paris, PUF ; NAY Olivier, « Le travail politique à l’Assemblée. Note sur un champ de recherche trop longtemps déserté», Sociologie du travail, n° 45, 2003, p. 537-554

[10] ROSANVALLON Pierre, Le Moment Guizot, Gallimard, Bibliothèque des sciences humaines, 1985 ; Le Peuple introuvable. Histoire de la représentation démocratique en France, Gallimard, Bibliothèque des histoires, 1998 ; Folio-Histoire, 2002 ; La Démocratie inachevée. Histoire de la souveraineté du peuple en France, Gallimard, Bibliothèque des histoires, 2000, Folio Histoire 2003.

[11] MANIN Bernard, « Volonté générale ou délibération. Esquisse d'une théorie de la délibération politique », Le Débat, n° 33, janvier 1985, pp. 72–93 ; Principes du gouvernement représentatif, Calmann-Lévy, Paris, 1995.

[12] STEIN Marieke, « Victor Hugo orateur. Etude des discours politiques prononcés de 1846 à 1880 », sd G. Rosa, Thèse Paris VII, 2004 ; DUPART Dominique, « Le lyrisme démocratique de Lamartine. Etude des discours politiques de 1834 à 1848 », sd F. Melonio, Thèse Paris IV, 2008.

[13] ABELES Marc, La vie quotidienne au Parlement européen, Hachette, 1992 ; Un ethnologue à l’Assemblée, Odile Jacob, 2000.

[14]CORBIN Alain, MAYEUR Jean-Marie (dir), Les cent seize inamovibles de la Troisième République, Publications de la Sorbonne, 1995)

 

[15]GUILLAUME Sylvie, LACHAISE Bernard (dir), Dictionnaire des parlementaires d’Aquitaine sous la Troisième République, Presses Universitaires de Bordeaux, 1998 ; CHALINE Jean-Pierre, SOHN Anne-Marie, Parlementaires de Haute-Normandie 1871-1940, Publications de l’université de Rouen, 2000 ; MENAGER Bernard, FLORIN Jean-Pierre, GUISLIN Jean-Marc (dir), Les Parlementaires du Nord-Pas-de-Calais sous la Troisième République, Université Charles de Gaulle, Lille, 2000 ; EL GAMMAL Jean, PLAS Pascal (dir), Dictionnaire des Parlementaires du Limousin sous la Troisième République, PULIM, 2001 ; MAYEUR Jean-Marie (dir), Les Parlementaires de la Seine sous la Troisième République, 2 Vol, Publications de la Sorbonne, 2001.

[16] QUELLIEN Jean, « Les Élections législatives dans le Calvados pendant la Troisième République (1871-1938) », Thèse de 3e Cycle, Histoire, Université de Caen, 1983 (Dir. Daniel Désert), 747 p ;  BINOCHE Jacques, « Le rôle des élus de l'Algérie et des colonies au Parlement sous la IIIe République (1871-1940) », Université de Poitiers, Thèse d'État, 1987 (Dir. J. Valette), 7 vol ; LE BEGUEC Gilles, « L'entrée au palais Bourbon : les filières privilégiées d'accès à la fonction parlementaire (1919-1939) », Université Paris X Nanterre, Thèse d'État, 1989 (Dir. René Rémond) ; GARRIGUES Jean, « Léon Say et le Centre gauche. La grande bourgeoisie libérale dans les débuts de la Troisième République 1871-1896 », Paris X, sd P. Vigier, 1993.

[17] GARRIGUES Jean, Les grands discours parlementaires de la Troisième République. T1. De Victor Hugo à Clemenceau ; T2 De Clemenceau à Léon Blum, 2004; Les grands discours parlementaires de la Ve République, 2006 ; CHAUSSINAND-NOGARET Guy, Les grands discours parlementaires de la Révolution. De Mirabeau à Robespierre, 2005; ANCEAU Eric (dir), Les grands discours parlementaires du XIXe siècle. De Benjamin Constant à Adolphe Thiers. 1800-1870, 2005; JANSEN Sabine, Les grands discours parlementaires de la Quatrième République. De Pierre Mendès France à Charles de Gaulle. 1946-1958, 2006;  GARRIGUES Jean (dir), Histoire du Parlement en France, de 1789 à nos jours, 2007, Prix Jean Saintour de l’Académie des sciences morales et politiques, 2008.  Toute la collection a été publiée par Assemblée nationale - Armand Colin. 

 

[18] BELLAMY David (préf. Jean-Marie Mayeur), Geoffroy de Montalembert (1898-1993 ) : Un aristocrate en République , Presses universitaires de Rennes, 2006, 340 p ; TOMEI Samuel, Clemenceau le combattant, Collection Tribuns, La Documentation française, 2008, 113 p ; BELLON Christophe; Délibération parlementaire et phénomène majoritaire sous la Troisième République. L’exemple d’Aristide Briand, député de la Loire (1902-1919), Dir  Serge Berstein, Sciences Po, 2009 ; BELLON Christophe, Briand l’Européen, Collection Tribuns, La Documentation française, 2009, 107 p ; STEIN Marieke, Victor Hugo l’universel, Collection Tribuns, La Documentation française, 2010, 105 p.

 

[19] ANCEAU Eric, Dictionnaire des députés du Second Empire, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 1999, 421 p ; MARNOT Bruno, Les ingénieurs au Parlement sous la IIIe République, CNRS Editions, 2000, 322 p : CHEVALAYRE Hélène, Les femmes parlementaires socialistes en France de 1945 à 1995, DEA, Histoire, (Dir. Sylvie Guillaume), Université de Bordeaux III, 2001 ; CASTAGNEZ Noëlline, Socialistes en République. Les parlementaires SFIO de la IVe République, Presses Universitaires de Rennes, 2004, 414 p ; GUISLIN Jean-Marc, L'affirmation du parlementarisme au début de la Troisième République : l'exemple du Pas-de-Calais, 1871-1875, Artois Presses Université, Arras, 2004, 382 p ; HUBAC Sabrina, « Des femmes aux élections législatives en France de 1945 à 1968 : veuves d’hommes politiques célèbres et femmes d’inéligibles. », Parlement(s), 2005/1 (n°3) ; PRZYBYLA Francis, Le blé, le sucre et le charbon. Les parlementaires du Nord et leur action (1881-1889), Przybyla, Francis, Presses Universitaires du Septentrion, 2007, 448 p ; MENANT Fabien, Le Corps Législatif sous Napoléon Ier, Nouveau Monde Editions, 2011.

[20] WIEVIORKA Olivier, Les Orphelins de la République. Destinées des députés et sénateurs français (1940-1945), Seuil, 2001 ; BANTIGNY Ludivine, BAUBEROT Arnaud, Héritier en politique - Filiations, générations et transmissions politiques (Allemagne, France et Italie, XIXe-XXIe siècle), PUF, 2011.

[21] HUDEMANN Rainer, Fraktionsbildung im französischen Parlament. Zur Entwicklung des Parteiensystems in der frühen Dritten Republik (1871-1875), Beihefte der Francia 8, München/Zürich, Artemis Verlag, 1979;
Le Parlement et l’Affaire Dreyfus.
Douze années pour la vérité, textes choisis et commentés par V. DUCLERT, Cahiers Jean Jaurès n° 147, 1998 ; BOCK Fabienne, « Un parlementarisme de guerre 1914-1919 », Thèse d’Etat d’histoire, IEP Paris, 1998 ; GROS Damien, « L’Assemblée nationale de 1871, structuration partisane, oeuvre constitutionnelle, œuvre législative », Thèse de doctorat de droit public, Paris II Panthéon-Assas, 2010.

[22] KIMMEL Adolf, L’Assemblée Nationale sous la Cinquième République, traduit par Véronique Bodin, PFNSP, 1991 ; « La Cinquième République au Parlement », Colloque organisé par le Comité d’histoire parlementaire et politique, Palais du Luxembourg, 15 mai 2007 ; SMITH Paul, The Senate of the Fifth French Republic, Palgrave MacMillan, 2009.

 

[23] PATIN Nicolas, « La guerre au Reischstag. Expériences de guerre et imaginaires politiques des députés sous la République de Weimar (1914-1933) », Thèse de doctorat d’histoire, sd D. Musiedlak et H. Möller, Université Paris Ouest, 2010.

 

[24] STONE Judith, The Search for social peace. Reform legislation in France, 1880-1914, State University of New York Press, 1985; DELANNOY Jean-Pierre, Les religions au Parlement français du général de Gaulle à Valéry Giscard d’Estaing, La Documentation française, 2005 ; « Les Questions sociales au Parlement », Actes du colloque du CHPP, 31 mars 2006, Palais du Luxembourg, Publications du Sénat, 2006, 131 p ; « L'Europe au Parlement de Victor Hugo à nos jours », Actes du colloque du CHPP, 6 avril 2007, Palais du Luxembourg, Publications du Sénat, 2007, 164 p; PAVARD Bibia, « Contraception et avortement dans la société française (1956-1979) : histoire d’un changement politique et culturel", Thèse de doctorat, sd JF Sirinelli, Sciences Po, 2010.

[25] « Le fonctionnement des assemblées délibératives », « Le travail parlementaire », Troisième et Quatrième Parties, dans Assemblées et Parlements dans le Monde, du Moyen Age à nos jours, Actes de la 57e Conférence de la Commission Internationale pour l’histoire des Assemblées d’Etat, Paris 6-9 septembre 2006, sd J. Garrigues et alii, Assemblée Nationale, 2010, Vol 1, pp 433-748. Voir aussi par exemple : FAYAT Hervé, « Bien se tenir à la Chambre. L’invention de la discipline parlementaire », Jean Jaurès. Cahiers trimestriels n°153, juillet-septembre 1999, pp 61-87 ; LASCOUMES Pierre, « Les compromis parlementaires, combinaisons de surpolitisation et de sous­-politisation. L'adoption des lois de reforme du Code pénal (décembre 1992) et de création du Pacs (novembre 1999) », Revue Française de Science Politique, 59/3, 2009, p. 455-478 ; « La diplomatie parlementaire en France après 1945 », Colloque du 12 février 2010, Institut Historique Allemand et CHPP, à paraître dans Parlement(s). Revue d’histoire politique, n°17, 2012 ; « Les Présidents d’Assemblée de 1789 à nos jours », Colloque organisé par le Comité d’histoire parlementaire et politique, Assemblée Nationale, 24-25 novembre 2011, Actes à paraître en 2012.

[26] MAYAFFRE Damon, Le poids des mots. Le discours de gauche et de droite dans l’entre-deux-guerres, Honoré Champion, 2000.

[27] MARCHAND Pascal, Le grand oral. Les discours de politique générale des Premiers ministres sous la Ve République, Bruxelles, Edition de Boeck, 2007, 222 p.

[28] ROUSSELLIER Nicolas, Le parlement de l'éloquence. La souveraineté de la délibération au lendemain de la Grande Guerre, Paris, Presses de Sciences Po, 1997 ; ALMEIDA Fabrice (dir), L’Éloquence politique en France et en Italie de 1870 à nos jours, École française de Rome, 2001.

 

[29] GARRIGUES Jean (dir), Les Grands Discours parlementaires,  Collection en 6 Volumes, Assemblée Nationale – Armand Colin, 2004-2006.

 

[30] ELSTER Jon, « Argumenter et négocier dans deux assemblées constituantes », Revue française de science politique, 44 (2), avril 1994, p. 187-256 ; LANDOWSKI Eric, « Le débat parlementaire et l’écriture de la loi », Revue Française de Science Politique, 27, 1977, p. 428-441 ; FERRIE Jean-Noel, DUPRET Baudouin, LEGRAND Vincent, «Comprendre la délibération parlementaire. Une approche praxéologique de la politique en action », Revue Française de Science Politique, vol. 58, 5, 2008, p. 795-816 ; « Faire parler le Parlement. Méthodes et enjeux de l’analyse des débats en assemblées politiques », Colloque organisé par le Groupe d’études sur la vie parlementaire, Sciences Po, ENS Cachan, AFSP, ASS, 13-14 octobre 2010.

[31] ROSENBERG Olivier (dir), « Violence des échanges en milieu parlementaire. La pacification contrariée des moeurs politiques à l’épreuve du travail parlementaire (XIXe-XXe siècles) », Journée d’étude du Groupe de recherche sur les parlements et les parlementaires  de l’Association française de science politique Paris, 16 janvier 2009, publiée dans Parlement(s). Revue d’histoire politique n°14, 2010 ; RUHLMANN Jean, « Comique, éloquence et histoire politique en "voix" de réhabilitation », dans Histoire@politique, mai 2007, n°1, accessible sur [www.histoire-politique.fr] et "Jalons pour une histoire du comique parlementaire" in Jean Garrigues (dir.), Assemblées et Parlements dans le monde du Moyen-Âge à nos jours, volume 2, Paris, CHPP-Assemblée nationale, 2010, p. 1372-1384 ; BOUCHET Thomas, Noms d’oiseaux. L’insulte en politique de la Restauration à nos jours, Stock, 2010.

[32] LE TORREC Virginie, «Aux frontières de la publicité parlementaire : les assemblées et leur visibilité médiatisée », Réseaux, vol. 129-130, 2005, p. 181-208.

[33] C’est l’ambition du séminaire organisé en 2011-2012 par le Comité d’histoire parlementaire et politique, en collaboration avec le Centre d'histoire Espaces et Cultures de l'Université Blaise Pascal de  Clermont-Ferrand.

[34] SZIGETI Magdolna Szigeti : « The Regulation of Human Rights and its Validation in Socialist Hungary »; DE REZENDE MARTINS Estevao, « Présidence forte - Parlement faible : les chocs et les alliances entre Exécutif et Législatif au Brésil depuis 1946 » ; LALANNE Freddy, « Le vote des lois électorale au Bénin : entre réformisme parlementaire et instrumentalisations politiques » ; TELESPHORE Ondo, « Splendeurs et misères du parlementarisme en Afrique noire fran­co­phone de 1946 à nos jours », dans Jean Garrigues (dir.), Assemblées et Parlements dans le monde du Moyen-Âge à nos jours, volume 2, Paris, CHPP-Assemblée nationale, 2010, Cinquième Partie : « Pouvoir exécutif et pouvoir législatif dans le monde », pp 749-1015.

[35] BARBE Vanessa, Le rôle du Parlement dans la protection des droits fondamentaux. Etude comparative : Allemagne, France, Royaume-Uni, LGDJ, 2009 ; DE NANTOIS Christophe, Le député : une étude comparative France, RU, Allemagne, LGDJ, 2010 ; VINTZEL Céline, Les armes du gouvernement dans la procédure législative. Etude comparée : Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Dalloz, 2011.

[36] « Parlamentarische Kulturen in Europa: Lebenswelten von Abgeordneten in Europa (1860-1990)/ Parliamentary cultures in Europe: life and world of deputies in Europe (1860-1990) », Colloque international organisé par l’Académie Masaryk,  Sénat de la République tchèque, Prague, 26-27 octobre 2011.

[37] « Les Présidents de l’Assemblée Nationale, de 1789 à nos jours », Colloque international organisé par le Comité d’histoire parlementaire et politique, avec le soutien du laboratoire Savours (Université d’Orléans) et de EuParl.Net, Assemblée Nationale, 24-25 novembre 2011.

 

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